Is hogfish Lachnolaimus maximus (Labridae) a diandric species?

Brulé T., Nóh-Quiñones V.E., Torres-Villegas J.R., Colás-Marrufo T.

Published date: February 2019
Volume: 43
Number: 1
Pagination: 041-049
Publisher: Société Française d'Ichtyologie
doi: 10.26028/cybium/2019-431-004
Notes:

Corresponding author: Thierry Brulé, tbrule@cinvestav.mx
Centro de Investigación y de Estudios Avanzados del Instituto Politécnico Nacional, Departamento de Recursos del Mar, Unidad Mérida, Antigua Carretera a Progreso Km.6, 97310 Mérida, Yucatán, Mexico

Abstract

Hogfish Lachnolaimus maximus (Walbaum, 1792) is the largest labrid in the Atlantic and a commercially important fish. In previous research, this fish has been defined as a monandric protogynous hermaphrodite, although characterization of hermaphroditism is particularly challenging in labrids. Examination of testicle structure is not always a wholly trustworthy method for distinguishing between diandric species (those with primary and secondary males) and monandric species (only secondary males). In some diandric species, morphological differences in the testes do not occur between primary and secondary males despite functional diandry. The presence of individuals with inactive bisexual gonads and/or of inactive males smaller than the minimum size of sexual maturation is a more dependable criterion for identifying diandry. A histological analysis of the gonads of 1,975 L. maximus specimens (10.3-47.4 cm fork length, FL) from the southern Gulf of Mexico was done. Some individuals were identified that were larger than the size at first maturity (N = 20; 24.8-33.5 cm FL) and had ovotestes atypical of a monandric species. These ovotestes had an internal morphology like ovaries, consisting mostly of inactive ovary tissue in lamellar structure, as well as limited development of active testicular tissue in crypts inside the gonad wall and/or in lobules beneath the gonad wall. Considered to be “bisexual” gonads, their origin and function were evaluated based on published data. Lachnolaimus maximus could be defined as a diandric species if males can differentiate indirectly by sexual inversion of functional females (postmaturational secondary males) or by direct development from the “bisexual” stage (prematurational secondary males). However, no inactive bisexual individuals or inactive males smaller than the size at first maturity were observed. In addition, population structure and overall sex ratio were typical of a monandric protogynous species. The possibility that L. maximus could exhibit diandric hermaphroditism therefore remains hypothetical.

Keywords: Diandria - Gulf of Mexico - Hermaphroditism - Labridae
French abstract

Le labre capitaine Lachnolaimus maximus (Labridae) est-il une espèce diandrique ?

Le labre capitaine Lachnolaimus maximus (Walbaum, 1792) est le plus grand labridé de l’Atlantique et une espèce d’importance commerciale. Au cours d’études antérieures, ce poisson a été considéré comme une espèce hermaphrodite protogyne monandrique, bien que la caractérisation de l’hermaphrodisme chez les labridés soit particulièrement ardue. L’examen de la structure des testicules ne constitue pas une méthode avérée sûre pour distinguer les espèces diandriques (avec des mâles primaires et secondaires) des espèces monandriques (avec seulement des mâles secondaires). Chez certaines espèces présentant une diandrie fonctionnelle, des différences dans la morphologie des testicules n’apparaissent pas entre mâles primaires et secondaires. La présence d’individus dont les gonades sont bisexuées et/ou de mâles inactifs plus petits que la taille de première maturité représente un critère plus fiable pour l’identification de la diandrie. Dans cette étude, l’analyse histologique des gonades de 1975 spécimens de L. maximus (10.3-47.4 cm de longueur à la fourche, LF) du sud du golfe du Mexique a été réalisée. Quelques individus de tailles supérieures à celle de première maturité (N = 20; 24,8-33,5 cm LF) présentant des ovotestis atypiques pour une espèce monandrique furent identifiés. Ces ovotestis, à morphologie interne identique à celle des ovaires, étaient composés principalement de tissu ovarien inactif présent dans une structure lamellaire, mais aussi de tissu testiculaire actif peu développé dans des cryptes situées dans la membrane des gonades et/ou dans des lobules présents en dessous de celle-ci. L’origine et la fonction de ces ovotestis considérés comme des gonades “bisexuées” ont été évaluées sur la base des données disponibles dans la littérature. Lachnolaimus maximus pourrait être considéré comme une espèce diandrique si les mâles peuvent se différencier indirectement par l’inversion du sexe chez des femelles fonctionnelles (mâles secondaires postmatures) ou bien par développement direct depuis le stade “bisexuel” (mâles secondaires prématures). Toutefois, aucun individu bisexué inactif ou mâle inactif de taille inférieure à celle de première maturité n’a été observé. De plus, la structure de la population et le sex-ratio furent typiques d’une espèce protogyne monandrique. La possibilité que L. maximus puisse présenter un hermaphrodisme diandrique demeure par conséquent hypothétique.

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