Redescription of the ocellus-bearing cuskeel Neobythites kenyaensis (Ophidiidae), with new Southeast African records and remarks on intraspecific morphological and colour variation

Uiblein F., Nielsen J.G.

Date de parution: février 2019
Volume: 43
Number: 1
Pagination: 109-116
Editeur: Société Française d'Ichtyologie
doi: 10.26028/cybium/2019-431-011
Notes:

Corresponding author: Franz Uiblein, franz@hi.no
Institute of Marine Research, P.O. Box 1870 Nordnes, N-5817 Bergen, Norway

Résumé

Neobythites kenyaensis, a cuskeel (Ophidiidae) with two ocelli on the dorsal fin, is redescribed based on 33 meristic, body shape, colour, and otolith characters obtained from 15 specimens, 12 of which were studied for the first time. Nine of the 12 new specimens were collected during a research cruise off Mozambique together with vouchered colour photographs made on board when the fish were still fresh. Two specimens were collected off Natal, South Africa, one of them only available as a fresh colour photograph and one specimen off Dar es Salaam, Tanzania. Accordingly, while N. kenyaensis was only known from Kenya and northernmost Tanzania (Zanzibar) since its description in 1995, we proved now its continuous distribution along the entire SE African coast from off Ras Ngomeni, Kenya, to off Durban, South Africa, at depths of 238-457 m. Neobythites kenyaensis is rather unique among the 54 species of its genus in possessing an ocellus positioned near the dorsal-fin origin (anterior ocellus) which it shares only with the West-Pacific N. longiventralis and West-Atlantic N. ocellatus. It differs from the latter in the following characteristics: second, central ocellus more posteriorly placed on dorsal fin, more precaudal vertebrae (13 vs. 12), less developed gill rakers (8-10 vs. 14-16), shorter head (19.5-20.5 vs. 21.5-23.5% SL), and shorter pelvic fins (9.9-12.0 vs. 16.0-21.5% SL). Both species differ clearly from N. longiventralis in having a much shorter pelvin fin (9.9-21.5 vs. 32.0-34.% SL). The central ocellus-spot size, determined by the number of rays covered by the ocellus spot, varies considerably in N. kenyaensis and reaches the largest size reported for any ocellus-bearing Neobythites species. This character is strongly and positively correlated with both latitude and depth, suggesting gradual differentiation processes among adjacent populations or subpopulations. Another finding reported for the first time in Ophidiidae is the significant correlation of three otolith measurements with fish size (SL) in N. kenyaensis.

Mots-clés: Depth distribution - Fresh colour - Latitudinal trend - Ocellus size - Quantitative otolith characters - SW Indian Ocean
Résumé en français

Redescription de Neobythites kenyaensis (Ophidiidae), incluant de nouvelles occurrences au Sud-Est de l’Afrique et des remarques sur les variations intraspécifiques de morphologie et couleur

Neobythites kenyaensis (Ophidiidae), caractérisée par deux ocelles sur la nageoire dorsale, est redécrite sur la base de 33 caractères méristiques, de la forme et la couleur du corps et des caractères de l’otolithe observés sur 15 spécimens, dont 12 étudiés pour la première fois. Neuf de ces 12 nouveaux spécimens ont été collectés lors d’une mission au large du Mozambique et des photographies ont été réalisées à bord sur le matériel frais. Deux spécimens ont été collectés au large du Natal (Afrique du Sud) dont un a été photographié frais, et un spécimen a été collecté au large de Dar es Salaam (Tanzanie). Alors que depuis sa description en 1995, N. kenyaensis n’était connu qu’au Kenya et tout au nord de la Tanzanie, à Zanzibar, nous montrons ici qu’elle occupe une aire continue au large de la côte sud-est de l’Afrique depuis Ras Ngomeni (Kenya) à Durban (Afrique du Sud) à des profondeurs de 238 m à 457 m. Parmi les 54 espèces connues du genre, N. kenyaensis se distingue par la présence d’un ocelle tout à l’avant de la nageoire dorsale (ocelle antérieur), présent ailleurs seulement chez N. ocellatus, dont elle se distingue par les caractères suivants : le second ocelle, central, est en position plus postérieure sur la nageoire dorsale, un plus grand nombre de vertèbres précaudales (13 vs. 12), les branchies moins développées (8-10 vs. 14-16), une tête plus courte (19,5-20,5% SL vs. 21,5-23,5% SL), et des nageoires pelviennes plus courtes (9,9-12,0% SL vs. 16,0-21,5% SL). De plus, la taille de l’ocelle central, déterminée comme le nombre de rayons couverts, varie considérablement chez N. kenyaensis et atteint les plus grandes dimensions connues pour une espèce de Neobythites. Ce caractère est fortement et positivement corrélé à la latitude et la profondeur, suggérant une différenciation graduelle de populations adjacentes ou sous-populations. Pour la première fois chez les Ophidiidae, nous mettons en évidence une corrélation significative entre la taille des trois otolithes et celle du poisson (SL).

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