Needlepoint non-destructive internal tissue sampling for precious fish specimens

Haÿ V., Mennesson M.I., Dettaï A., Bonillo C., Keith P., Lord C.

Date de parution: mars 2020
Volume: 44
Number: 1
Pagination: 073-079
Editeur: Société Française d'Ichyologie
doi: https://doi.org/10.26028/cybium/2020-441-010
Notes:

Corresponding authors: Vincent Haÿ, vincent.hay1@etu.upmc.fr & Clara Lord, claralord@mnhn.fr

Résumé

In this paper, we describe a new non-damaging internal tissue sampling method for preserved collection of teleostean specimens. It was tested on freshwater pipefish, as external tissue sampling is made difficult by the lack of scales, the lack of pelvic fins, the atrophy of pectoral and anal fins. The internal tissue is detached by scratching the inside of the urogenital papilla with a fine metallic probe. 95% ethanol is injected using a fine syringe, and then sucked back into the syringe with the detached tissue. This protocol has been tested on 6 specimens from 5 species of pipefish. For each specimen DNA was extracted from the internal tissue, a caudal fin clip, and when possible, eggs sampled from the male brooding pouch. Partial Cytochrome c oxydase I (COI) was amplified and sequenced. For each specimen, the 582 bp long sequences obtained from the internal tissue, the fin clip and the eggs were identical. These results validate this non-damaging internal tissue sampling method, which leaves absolutely no trace on the specimen. Although this method was developed on pipefish, it could be applied to other teleostean, even precious museum collection specimens such as type specimens. The aim of this paper, using the example of freshwater pipefish, is to present this method, which aims at preserving precious collection specimens while still valorising them.

Mots-clés: Collection specimens - Non-destructive tissue sampling - syngnathidae - Syringe - Teleostei - Urogenital papilla
Résumé en français

Échantillonnage interne non destructif à la seringue pour les spécimens précieux de poissons

Dans cet article, nous décrivons une nouvelle méthode non destructrice de prélèvement de tissus internes pour les spécimens de collection de téléostéens. Elle a été testée sur des syngnathes d’eau douce, car l’échantillonnage de tissus externes est problématique dû à l’absence d’écailles, de nageoires pelviennes et à l’atrophie des nageoires pectorales et anale chez ces espèces. Les tissus internes sont détachés en grattant l’intérieur de la papille urogénitale à l’aide d’une sonde métallique. De l’éthanol à 95% est injecté avec une seringue, puis aspiré de nouveau dans la seringue avec les morceaux de tissus détachés. Ce protocole a été testé sur 6 spécimens appartenant à 5 espèces de syngnathes. Pour chaque spécimen, l’ADN a été extrait à partir des tissus internes, d’un morceau de nageoire caudale, et, le cas échéant, des œufs dans la poche à couvain des mâles. Une partie du gène codant pour la Cytochrome c oxydase I (COI) a été amplifiée et séquencée. Pour chaque spécimen, les séquences de 582 pb obtenues à partir des tissus internes, du morceau de nageoire caudale et des œufs étaient identiques. Ces résultats valident l’efficacité de notre méthode de prélèvement de tissus internes, qui n’abîme aucunement les spécimens. Bien que cette méthode ait été développée sur les syngnathes, elle pourrait être appliquée à d’autres téléostéens, y compris à des spécimens précieux comme les spécimens types. Le but de cet article, à partir de l’exemple des syngnathes d’eau douce, est de présenter cette méthode, qui vise à préserver les spécimens de collection tout en permettant leur valorisation.

PDF visible uniquement pour les abonnés Cybium