Macrozoobenthic resources use by teleosts in the Gironde estuary

Coiraton C., Selleslagh J.

Published date: October 2018
Volume: 42
Number: 3
Pagination: 265-287
Publisher: Société Française d'Ichtyologie
Notes:

Corresponding author: Claire Coiraton, claire.coiraton@gmail.com
Irstea, UR EABX, Centre de Bordeaux, 50 avenue de Verdun-Gazinet, 33612 Cestas, France

Abstract

Stomach contents of the main benthodemersal teleost species of the Gironde estuary (France) were examined in order to analyse diet composition, spatial variation and interspecific trophic overlap. The studied species are spotted seabass Dicentrarchus punctatus (Moronidae), common sole Solea solea (Soleidae), flounder Platichthys flesus (Pleuronectidae), common goby Pomatoschistus microps and sand goby Pomatoschistus minutus (Gobiidae). The macrozoobenthos was simultaneously sampled in order to explore the trophic use of estuarine habitats by teleosts. Except gobies, teleosts show a high feeding activity and diets are characterized by a wide diversity of prey and a spatial variation. Ragworm (Hediste diversicolor, Nereididae), brown shrimp (Crangon crangon, Crangonidae) and mudshrimp (Corophium volutator, Corophiidae) are the most common prey items. Spatial sharing of macrozoobenthic resources by teleosts occurs and trophic overlap is limited, indicating that competition for trophic resources is minimized, especially in the intertidal area where resources are abundant. Differences between the availability of potential preys and teleost diet show that most teleosts do not feed on the most abundant resources in the habitat but on preys with the highest individual biomass value (and possibly the highest energy content) despite their scarcity. This possibly indicates high mobility, habitat connectivity and low fidelity for estuarine habitats. Only the common sole predominantly fed on local prey, which conversely might indicate a narrow range of movement and reduced feeding area for this species.

Keywords: Estuarine teleosts - Gironde estuary - Habitat use - Macrozoobenthos availability - Stomach contents - Trophic overlap
French abstract

Utilisation des ressources macrozoobenthiques par les téléostéens dans l’estuaire de la Gironde.

Les contenus stomacaux des principales espèces de téléostéens benthodémersales de l’estuaire de la Gironde (France) ont été examinés afin d’analyser la composition de leur régime alimentaire ainsi que la variation spatiale et le recouvrement trophique inter-spécifique. Les espèces concernées sont le bar moucheté Dicentrarchus punctatus (Moronidae), la sole commune Solea solea (Soleidae), le flet Platichthys flesus (Pleuronectidae), le gobie tacheté Pomatoschistus microps et le gobie buhotte Pomatoschistus minutus (Gobiidae). Le macrozoobenthos a été échantillonné simultanément afin d’évaluer l’utilisation des habitats estuariens comme zone de nourricerie par les téléostéens. Une importante activité alimentaire est observée chez tous les téléostéens à l’exception des gobies et les régimes alimentaires sont caractérisés par une grande diversité de proies ainsi qu’une variation spatiale intra-spécifique significative. Le néréis multicolore (Hediste diversicolor, Nereididae), la crevette grise (Crangon crangon, Crangonidae), et la corophie tourneur (Corophium volutator, Corophiidae) sont les proies les plus consommées. Un partage des ressources macrozoobenthiques a également été observé bien que le recouvrement trophique interspécifique ne soit pas significatif. Cela indique une compétition trophique limitée dans l’estuaire, spécialement au niveau de la zone intertidale d’aval où les ressources étaient très abondantes. La comparaison de la disponibilité en proies macrozoobenthiques dans le milieu avec la composition du régime alimentaire des téléostéens montre que la plupart ne s’alimente pas préférentiellement des ressources les plus abondantes dans leur habitat, mais plutôt de celles qui avaient le meilleur apport en matière organique (et probablement la meilleure valeur énergétique). Cela suggère une certaine mobilité, ainsi qu’une faible fidélité ce ces téléostéens à leurs habitats qui seraient bien connectés. Seule la sole commune s’est principalement alimentée de proies locales, suggérant une mobilité réduite ainsi qu’une zone de nourricerie restreinte dans l’estuaire.

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